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Bouton de fièvre

23 décembre

Bouton de fièvre

 

Bouton de fièvre (herpès labial)

Une démangeaison et une tension se font sentir sur un point de la lèvre, avec parfois des maux de tête et de la fatigue. Après un ou plusieurs jours, des vésicules contenant un liquide clair se forment (des vésicules herpétiques). Puis, rapidement, celles-ci deviennent opaques, s’ouvrent et une croûte apparaît. Au bout de dix à quinze jours, la lésion guérit sans laisser de cicatrice.

Les boutons de fièvre sont en général bénins et ne donnent pas lieu à des complications, sauf chez les personnes dont l’immunité est affaiblie (par une maladie ou par un traitement). Exceptionnellement, une infection de l’œil peut survenir, la kératite herpétique. Néanmoins, chez les nourrissons, l’herpès peut, dans de rares cas, provoquer une maladie très grave : l’encéphalite herpétique.

Le bouton de fièvre est dû à un virus de la famille des Herpes simplex virus, le HSV1. C’est une maladie contagieuse, transmise par contact direct avec une personne infectée. La première infection a souvent lieu dans l’enfance et passe inaperçue. Dans certains cas, cette première infection peut provoquer des symptômes importants dans la bouche (aphtes nombreux et étendus, c’est la gingivostomatite), accompagnés de fièvre élevée et de douleurs locales intenses. Elle guérit spontanément en une dizaine de jours.

Après la primo-infection, le HSV1 reste présent dans les cellules nerveuses locales et divers facteurs peuvent le réactiver : le stress, une exposition au soleil, les règles, un traumatisme, une intervention chirurgicale, un traitement qui inhibe le système immunitaire, une infection et, bien sûr, la fièvre – d’où son nom. On estime que 80 % des Français hébergent le virus HSV1 mais seulement 20 % connaissent des poussées d’herpès labial.

L’herpès génital est un virus proche de celui de l’herpès labial mais légèrement différent. Il est plutôt rare qu’un herpès labial soit à l’origine d’un herpès génital, et vice-versa, mais cela peut arriver, d’où la nécessité de prendre des précautions en cas de poussée d’herpès labial.

Si une poussée se répète à chaque exposition prolongée au soleil, protégez vos lèvres avec un produit à haut degré de protection.

  • La contagion est maximale au moment de l’éruption. Pendant une poussée, n’embrassez personne et ne pratiquez pas de rapport sexuel bucco-génital (fellation et cunilingus), évitez de toucher les vésicules, évitez un contact rapproché avec des enfants en bas âge ou atteints d’eczéma, lavez-vous bien les mains et le visage, ne vous frottez pas les yeux sans vous être lavé les mains.
  • Lavez le bouton doucement, séchez-le avec un sèche-cheveux tiède ou une feuille de papier absorbant, puis lavez-vous les mains.
  • Évitez de désinfecter les lésions avec un produit contenant de l’alcool.
  • N’appliquez pas de crème contenant de la cortisone sur les lésions, ni de maquillage.
  • Ne partagez pas votre linge (serviettes, gants de toilette, oreillers ou autres) avec votre entourage.
  • Pendant la poussée, les porteurs de lentilles de contact ne doivent pas les humidifier avec leur salive et se laver les mains avant de les mettre.
  • En cas de pratique d’un sport de contact (lutte, rugby, judo, etc.), il faut s’abstenir d’entraînement et d’épreuve jusqu’à la guérison.

Consultez un médecin dans la journée si :

  • l’éruption est accompagnée d’une forte fièvre ou de douleurs intenses.
  • l’éruption est accompagnée de douleurs dans un œil ou de troubles de la vision.
  • la personne est immunodéprimée du fait d’une maladie ou d’un traitement.
  • des vésicules apparaissent au voisinage des yeux, sur un autre endroit que les lèvres ou s’étendent au-delà.

Il est recommandé de consulter un médecin dans les jours qui viennent si :

  • la poussée est plus sévère que d’habitude.
  • le bouton ne disparaît pas après dix jours.
  • les récidives sont fréquentes (plus de six fois par an).

La douleur peut être soulagée par un antalgique oral (par exemple, paracétamol). Une solution antiseptique légère peut être appliquée une ou deux fois par jour sur la lésion, en évitant celles qui contiennent de l’alcool.

Des traitements locaux, dont des antiviraux (contenant de l’aciclovir), sont disponibles sans ordonnance. Ils sont indiqués pour les poussées d’herpès labial localisé. Ils ne doivent pas être utilisés pour des lésions d’herpès situées ailleurs que sur les lèvres. Ils doivent être appliqués dès le début des symptômes et jusqu’à l’apparition de croûtes, en débordant largement autour des lésions.

Dans certains cas, notamment lors de l’apparition du premier bouton de fièvre (primo-infection) ou en cas de crises d’herpès fréquentes, le médecin peut être amené à prescrire un médicament antiherpétique par voie orale (comprimés). Les antibiotiques sont sans utilité en cas de poussée d’herpès labial.

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