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Zona

2 décembre

Zona

Zona

Le zona est la manifestation d’une réactivation du virus de la varicelle qui se caractérise par une éruption cutanée. Habituellement bénigne, le zona peut-être invalidant par des douleurs qui peuvent persister après l’éruption.

En France, environ 90 % des personnes hébergent le virus de la varicelle dans un ganglion nerveux. La réactivation de ce virus est observée chez environ 20 % de ces personnes, le plus souvent après 50 ans ou lorsque le système immunitaire est affaibli.

Après une varicelle, le virus n’est pas complètement éliminé par l’organisme et reste à l’état dormant dans la racine des nerfs rachidiens, c’est-à-dire à l’endroit où les nerfs quittent la moelle épinière pour aller innerver les membres, les organes et la peau. La réactivation du virus peut survenir lorsque le système immunitaire est affaibli : maladie (par exemple, la mononucléose ou l’infection par le VIH/sida) ou traitement immunosuppresseur (par exemple, contre le cancer ou une maladie auto-immune). Dans certains cas, la seule cause identifiable d’une poussée de zona est un stress prolongé, de la fatigue chronique ou, simplement, l’âge.

Les symptômes du zona varient selon le nerf touché par la réactivation du virus de la varicelle.

Les formes habituelles du zona

Le plus souvent, le nerf touché par la réactivation du virus de la varicelle innerve une région de la peau bien délimitée, sur un seul côté des côtes ou du ventre. Sur cette zone, la peau devient d’abord plus sensible aux frottements, avec une sensation de brûlure ou, au contraire, elle perd sa sensibilité au toucher.

La peau prend ensuite une coloration rose vif et, en un à deux jours, des boutons contenant un peu de liquide clair (les « vésicules ») apparaissent. Elles ressemblent à celles observées chez les enfants qui ont la varicelle. En une semaine, ces vésicules sèchent et se couvrent de croûtes qui tombent après une dizaine de jours. Dans certains cas, une légère fièvre est également observée.

Pendant cette phase aiguë, la plupart des patients ressentent des douleurs au niveau de la zone infectée, qui sont déclenchées par les frottements, le chaud, le vent, etc.

Dans 90 % des cas, le zona et les douleurs qu’il provoque disparaissent sans séquelle en trois ou quatre semaines, mais dans certains cas, ces douleurs persistent plusieurs mois après la guérison.

Les autres formes de zona

Lorsque le virus de la varicelle-zona infecte le nerf optique, le zona peut provoquer un larmoiement, un œil rouge, une sensibilité anormale à la lumière, des troubles de la vision, ou une lésion de la cornée. D’autres nerfs crâniens peuvent être touchés et provoquer des troubles particuliers : paralysie d’un côté du visage, bourdonnements, vertiges, diminution de l’acuité auditive, voire perte du goût ou difficultés à avaler.

En règle générale, lorsqu’on pense souffrir de zona, il est toujours préférable de consulter un médecin. Mais cette consultation doit avoir lieu au plus vite quand :

  • les symptômes touchent le visage, les yeux, les paupières, les oreilles, ou plusieurs zones du corps ;
  • la zone touchée présente des signes de faiblesse musculaire (paralysie partielle) ;
  • les douleurs sont insupportables ;
  • la fatigue ou la fièvre est importante ;
  • les douleurs persistent après la guérison des vésicules.

De plus, les femmes enceintes, les enfants, les personnes âgées, les personnes diabétiques et celles qui souffrent d’infection par le VIH/sida ou de cancer doivent consulter très rapidement lorsque des symptômes évoquant le zona sont présents.

Les complications les plus fréquentes du zona sont les douleurs chroniques qui persistent plus d’un mois après la guérison des vésicules. Elles sont plus fréquentes chez les personnes âgées, ainsi que chez les personnes pour lesquelles la phase aiguë a provoqué des symptômes sévères.

Lorsque le zona touche un œil (« zona ophtalmique ») et n’est pas traité, des troubles de la vision permanents peuvent survenir.

Le traitement du zona vise à soulager les symptômes et à prévenir les complications.

Le traitement de la phase aiguë du zona

Une douche ou un bain à l’eau tiède, avec un savon surgras, sans antiseptique, est recommandé une ou deux fois par jour. Une solution antiseptique (par exemple à base de chlorhexidine) peut être appliquée sur les vésicules. Pour combattre la douleur, le médecin prescrit des médicaments antalgiques associant du paracétamol à un opiacé (codéine ou tramadol.)

Le traitement des douleurs post-zostériennes

Les douleurs qui font suite à un zona sont soulagées par certains antidépresseurs imipraminiques (amitriptyline, clomipramine, imipramine), certains antiépileptiques (gabapentine, prégabaline) et les opiacés. Un traitement local (emplâtre contenant un anesthésique local) peut également être envisagé.

L’application d’un patch à base de capsicaïne est parfois utilisée dans les centres de la douleur.

Le traitement antiviral du zona

Dans certains cas, le médecin prescrit des médicaments antiviraux : aciclovir, famciclovir, valaciclovir. Ils sont habituellement réservés aux formes de zona les plus graves, et aux personnes qui sont le plus à risque de développer des douleurs chroniques.

Pour être pleinement efficaces contre les complications, ces médicaments doivent être pris dans les trois jours qui suivent l’éruption des vésicules. Le traitement est habituellement prescrit pour une semaine, voire plus longtemps pour les personnes immunodéprimées.

Depuis juin 2015, il existe un vaccin vivant atténué destiné à prévenir le zona et ses complications (douleurs post-zostériennes) chez les adultes de plus de 50 ans. Il s’administre en une dose. Les études ont montré qu’il permet de réduire l’intensité et l’incidence de douleurs post-zostériennes, ainsi que la survenue du zona lui-même. Dans le cadre des recommandations vaccinales, il est remboursé pour les adultes de 65 ans à 74 ans (le remboursement est étendu aux personnes âgées de 75 à 79 ans jusqu’à 28 février 2017).

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